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LE CENTRE CULTUREL LOYOLA (CCL) ET LE CENTRE ESPERANCE LOYOLA (CEL) A LOME, TOGO, ONT UN NOUVEAU DIRECTEUR, P.DESIRE YAMUREMYE S.J

 

Nommé par le Révérend Père Supérieur de la province jésuite d’Afrique de l’Ouest (PAO) en accord avec le père supérieur de la région indépendante RWANDA-BURUNDI  (RWB), le Père Désiré YAMUREYME  S.J est le nouveau Directeur des deux centres Loyola du TOGO ( CCL et CEL). Jésuite de nationalité burundaise, le Père Désiré a été ordonné il y a dix ans et a déjà exercé pas mal de responsabilité dans la compagnie et en dehors de la Compagnie de Jésus. Pour ceux qui le connaissent bien, il est fondateur et premier Directeur du Service Yezu Mwiza – un centre très reconnu au Burundi- dévoué dans lutte contre le VIH et le SIDA et la promotion de la santé pour tous au Burundi. Le Père Désiré est une personnalité publique qui a été très connue lorsqu’il servait comme Membre de la Commission Vérité et Réconciliation (CVR) en qualité de Porte-parole de la commission et Commissaire à la communication et les Relations Publiques. Il a été dans beaucoup de commissions au sein du Ministère de la santé Publique et de la lutte contre le Sida pour la rédaction des propositions à soumettre au Fond Mondial pour la lutte contre le SIDA, la Tuberculose et la Malaria. 

Détenteur d’une Maitrise en Sociologie et Anthropologie, il vient de finir la maitrise en théologie morale à Rome à l’Université Pontificale Grégorienne. Selon lui, «  les connaissances acquises à Rome et plus spécialement en Néuroéthique m’ont donné une autre approche pour mieux comprendre la question du lien entre Cerveau-Mémoire-histoire pour une réconciliation en Vérité et en Justice ».

Ainsi,  les contacts avec les jeunes écoliers et étudiants qui fréquentent le CCL à travers le sport, la musique, le théâtre, sont des grands moments pour aussi communiquer le message de prévention chez les jeunes de Lomé en général et Agoè en particulier. « C’est aussi une occasion opportune pour le message de la réconciliation et de la paix du fait que les conflits, les guerres sont des causes directes de propagation du VIH » a dit le Père Désiré. Sous sa direction, il espère faire le plaidoyer pour la dignité et les droits des Personnes Vivant avec le VIH (PVVIH) et les orphelins et l’accès à la prise en chargé globale pour la plénitude de la vie »… la prise en charge n’est pas tout simplement une affaire médicale mais aussi psychologique et morale en vue de la lutte contre  la stigmatisation  dans les communauté et plus spécialement dans l’Eglise », a dit le Père Désiré.

En prenant la responsabilité de Leadership des deux centres, une préoccupation demeure dans son esprit : la nécessité de travailler avec les jeunes ainsi que celle de la Protection de la Transmission du VIH de la Mère à l’enfant (PTME). Du coup, il y a besoins de la formation des consciences pour une Responsabilité sexuelle et une parenté responsable. « Nous devons focaliser notre message de prévention du VIH sur les jeunes comme une population clé à risque en matière du VIH et du SIDA » a dit le Père Désiré. Il croit sincèrement qu’en faisant ainsi, nous aurons une future génération libre du VIH pour zéro infection, Zéro stigma, Zéro décès liés au SIDA.

Le père Désiré constate une pénurie de financement en matière du VIH et SIDA. Il y a un besoin d’inventer des stratégies innovatrices et cela est un défi. « Je viens du Burundi. J’anticipe aussi des défis liés à la culture et aux mœurs, mais je prends ces défis comme une opportunité pour m’inculturer pour mieux aller de l’avant » a dit le père Désiré.

Durant le temps de service dans ces deux centres, le Père Désiré espère créer chez lui et ses collaborateurs un esprit d’innovation, un dynamisme nouveau pour connecter le Centre Culturel Loyola (CCL) et le Centre Espérance Loyola (CEL) comme des apostolats sociaux de la Compagnie de Jésus à Lomé, au Togo. « Mon rêve est de faire que ces deux centres soient un modèle de collaboration entre les jésuites et les collaborateurs et collaboratrices laïcs, tous et toute en quête de la construction d’un monde de Foi, Espérance et Charité, » a dit le père Désiré.

Le Père Désiré, dans son travail, est toujours motivé par le fait qu’il prend chaque jour comme un nouvel appel de Jésus Christ dans son Eglise, son Monde, dans sa Petite Compagnie. Il voit chaque jour comme un nouvel appel pour faire la différence et essayer de réaliser à sa manière le contenu de l’Evangile de Mathieu au Chapitre 25 : les critères du dernier jugement.

En concluant cet interview, le Père Désiré note que le moment est peut-être arrivé pour faire d’AJAN, un Réseau Jésuite Africain Contre le SIDA et pour la promotion de la Santé ( AJAHN) puisque il y a besoin pour les jésuites en Afrique de considérer les questions des politiques de la santé comme un appel  de l’option préférentielle pour les pauvres. Pour montrer l’importance de la santé, il nous laisse avec ce proverbe en Kirundi : «….. Amagara aruta amajana….. » Qu’on peut traduire comme « La Santé est plus importante que l’argent ».